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Comment surmonter le complexe de l’imposteur dans l’entrepreneuriat ?

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Nous vivons dans un monde, bientôt un « metamonde" ou « metavers », dans lequel notre tendance naturelle d’Être conscient nous pousse à nous comparer à nos semblables, nos pairs et vouloir gagner en confiance via un reflet positif provoqué.

 

Aujourd’hui, 60% des utilisateurs des réseaux sociaux reconnaissent que des plateformes comme Facebook, Tiktok ou Instagram donnent l’impression de ne pas avoir le succès dont ils rêvent et contribuent donc à alimenter un fort sentiment d’imposture. Particulièrement, une étude révèle que 88% des utilisateurs de Facebook se comparent aux autres et que 98% d’entre eux se comparent avec des personnes d’un niveau social supérieur au leur ce qui amène un sentiment de médiocrité sur leurs propres réalisations personnelles. Dans notre monde ultra connecté, il s’agit bien là d’une des principales sources du développement puissant du syndrome de l’imposteur, autrement appelé syndrome de l’autodidacte.

 

 


Comment définir le syndrome de l’imposteur ?

 

 

Près de 70% de la population mondiale a déjà connu le syndrome de l’imposteur au moins une fois dans sa vie. Ce phénomène se caractérise par un sentiment d’anxiété puissant ressenti par des individus qui, malgré leurs succès tangibles, restent hantés par la peur de ne pouvoir répéter ces succès ou de ne pas être aussi compétents et intelligents que ce que les autres pensent d’eux. Ils ont ainsi tendance à surévaluer les réussites des autres et entrer dans une phénomène de comparaison qui dégrade leur vision d’eux mêmes, s’attardant ainsi sur leurs faiblesses et lacunes plutôt que leurs compétences réelles avec une incapacité maladive et chronique à accepter les critiques positives et constructives. C’est problématique.

 

 


Quelques chiffres sur le syndrome de l’imposteur

 

 

Ce syndrome touche absolument tous les individus. Ainsi, 54% des femmes déclarent avoir été victimes de ce phénomène contre 45% des hommes. Celui ci devient de plus en plus présent à mesure de la prise de responsabilité  : 62% des managers se sont déjà sentis imposteurs contre seulement 50% de l’ensemble des français. A décomposer ce chiffre, on constate qu’au niveau des managers, 66% des femmes sont touchées par ce syndrome contre 60% des hommes.

 

Sans grande surprise, les jeunes sont très touchés : 73% des 18-24 ans ont souvent l’impression d’être des imposteurs et plus on est jeune et diplômé et plus en on souffre. Les jeunes consultants recrutés à leur sortie d’école par exemple se rendent compte que malgré un cerveau bien fait grâce à la théorie absorbée, la pratique des enseignements acquis est loin d’être si simple à mettre en oeuvre.

 


Bien qu’il s’agisse d’un phénomène profondément humain, on fait rapidement le parallèle avec la réussite professionnelle et les progressions rapides ou non. C’est ainsi que 70% des personnes reconnues comme atteintes de ce syndrome déclarent qu’il aurait mis un frein réelle à l’ascension de leur carrière.

 

 

Un phénomène qui va prendre de l’ampleur avec la crise COVID et les nouveaux entrepreneurs

 

 

Eu égard à ces éléments manifestes et frappants, il est important de considérer le syndrome de l’imposteur comme une véritable phénomène qui, de toute évidence, va encore prendre de l’ampleur. En effet, la pandémie mondiale de COVID 19 a fait réfléchir de nombreuses personnes et de nombreux professionnels sur leur situation personnelle et professionnelle. Il en résulte des vagues massives de reconversions, démissions, ruptures conventionnelles avec dans une grande partie des cas l’objectif ultime de la sacro sainte indépendante financière.



En effet, dans de nombreux métiers, les gens s’interrogent. Après une carrière poussive en CDI et la volonté de retrouver du bien être proche des siens, les dispositions qu’offre la France en matière de reconversion sont plus que tentantes. Nul part ailleurs sur le globe il n’est aussi simple que dans l’hexagone d’obtenir avec son entreprise un accord qui permet de quitter son emploi et toucher pendant au minimum 2 ans les ARE (chômage) dès le délai de carence passé - fluctuant selon les dispositions de l’accord. Dans le meilleur des cas, les ARE peuvent être touchées dès 7 jours après l’acte de la rupture conventionnelle (délai de carence mini, le délai maxi étant de 180 jours depuis les dispositions prises sous le quinquennat d’Emmanuel Macron).



Petit bémol toutefois, les dispositions prises par les salariés pour quitter leur emploi ne s’accompagnent que trop rarement d’une réflexion de fond sur la lecture de leurs compétences réelles avant le grand saut dans un nouveau métier, voire pire,  dans la création d’une entreprise individuelle. Dans certains métiers comme celui de secrétaire administrative indépendante, le constat est saisissant : plus de 70% des profils éprouvent des sentiments d’illégitimité et des signaux du syndrome de l’imposteur moins de 60 jours après la création de leur micro-entreprise (source SIO sur 100 personnes interrogées). Et ce pour la simple et bonne raison qu’elles n’y sont en rien préparées. Les formations optionnelles dispensées par pôle emploi ou les CMA sont malheureusement loin de couvrir la seule chose qui compte vraiment : la capacité à accepter le rôle de l’entrepreneur et ses responsabilités réelles envers soi même d’abord puis envers ses pairs et clients.

 


En vérité, indépendamment des compétences métier réelles sur le secrétariat (pour cet exemple), il y a un monde voire une galaxie entière entre la protection et la ligne toute tracée que propose le salariat et la réalité éprouvante (mais fabuleuse) de l’entrepreneuriat ou le succès n’est JAMAIS acquis intégralement et chaque étape vers la prospérité doit être construite, en conscience. C’est la mission de la SIO : Provoquer, partager, éduquer, questionner les hommes et les femmes qui souhaitent vendre leurs compétences en secrétariat administratif et office management autour de thématiques liées à la conscience entrepreneuriale.

 

 

Que recommandent les spécialistes pour lutter contre le phénomène de l’imposteur ?

 

 

Albert Bandura, le psychologue canadien a énormément travaillé sur la notion d’efficacité personnelle comme base de la motivation et de la persévérance. Et à y réfléchir, l’efficacité personnelle vient en opposition totale avec le complexe de l’imposteur avec la croyance profonde et ancrée en soi qu’on est capable de faire ce que l’on décide de faire.

Le dossier « work » du magazine Management de février-mars 22 nous propose une solution construire en 4 étapes pour un coaching complet vers le recouvrement de son état d’efficacité.

 


 Un programme spécifique pour surmonter le syndrome de l’imposteur

 

 


Étape 1 : Comprendre son processus de travail, ses qualités, et décortiquer ses succès et ses échecs avec la juste mesure.

 

 


Étape 2 : Choisir un modèle réaliste (personne qui vous inspire) : Faire le choix d’une personne que l’on admire et nous tire vers le haut est un moyen de se rassurer sur ses acquis et se sentir légitime.

 


Étape 3 : Prendre un regard extérieur auprès d’une personne rigoureusement choisie, d’un niveau similaire et qui peut comprendre votre activité et sa dynamique. Cette action renforce naturellement l’estime de soi et la prise de confiance dans sa démarche entrepreneuriale. Il convient en revanche d’identifier une personne capable de donner un feedback honnête et construit ou alternativement participer à un programme de coaching/mentorat spécifique. 

 

 

Étape 4 : Reprogrammer son cerveau pour des émotions plus honnêtes et humaines. Le complexe de l’imposteur résulte avant tout d’une tendance psychologique à se saborder. Il faut donc se débarrasser des injonctions accumulées depuis l’enfance comme par exemple : « Fais plaisir à tout prix » , « vas vite », « sois parfait », « sois fort ». En d’autres termes, nous ne sommes pas des super men mais au contraire très humains. Autorisons nous à l’être, à partager nos émotions, à accepter des moments plus difficiles pour mieux rebondir.

 

 

Conclusion 

 

En espérant que ces quelques conseils puissent permettre aux nombreuses personnes qui souffrent de ce syndrome de réaliser qu’elles sont humaines et que nous devons TOUS accepter avoir deux angles en nous : des forces saillantes qu’il faut identifier et nommer mais aussi des faiblesses et que chaque transition de vie (perso comme pro) passe nécessairement par une phase de doute, d’erreur et d’apprentissage. La durée du voyage varie selon les profils, mais nul ne peut traverser le Sahara sans avoir soif.

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